124 ème Rassemblement Landais pour la Palestine, ce samedi à Dax.
A l’appel des associations, syndicats, et partis polItiques (MRAP des Landes, Mouvement de la Paix, Team Sama, LDH Mont de Marsan, France Palestine Solidarité, La Libre Pensée, Cimade, ATTAC Marsan et Landes Côte Sud, Les Amis de la Terre, Action Catholique des Indépendants, Collectif Infantiste, FSU, UL CGT du Marsan, Solidaires, PCF, LFI, Les Écologistes, Nouvelle Donne, Assemblée Populaire 40) une centaine de personnes étaient présentes samedi dernier pour écouter de nombreux intervenants.
Cela fait trois ans aujourd’hui jour pour jour, depuis l’attaque et les massacres du 7 octobre survenus après 17 ans de blocus et d’agressions contre Gaza, qu’Israël mène une guerre génocidaire contre la population palestinienne de Gaza. Cette guerre s’accompagne aujourd’hui d’une accélération vertigineuse de la colonisation en Cisjordanie, et de multiples agressions contre les pays de la région.
Cette situation, qui n’a été rendue possible que par l’inaction, voire la complicité des États, dont la France, précipite le monde dans la guerre et le chaos. Au-delà des implications pratiques sur notre vie quotidienne, ce sont les valeurs qui fondent notre humanité commune qui menacent de s’écrouler.
Nous ne l’acceptons pas. Nous l’exprimons ici de toutes nos forces dans le cadre de cette journée internationale de mobilisation pour dénoncer encore et encore le génocide en cours et la politique assumée de la colonisation et de l’apartheid.
À Gaza, le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 est violé par Israël. La population civile, confinée dans un espace de plus en plus réduit, continue de subir quotidiennement des agressions et des bombardements. Elle continue de subir des déplacements forcés, elle est privée de ses moyens d’existence et de l’aide humanitaire et sanitaire dont elle a cruellement besoin pour survivre.
En Cisjordanie, la population vit dans la terreur des colons et de l’armée israélienne, dans un processus d’accélération de la colonisation aujourd’hui ouvertement assumé par Israël. À Jérusalem-Est les destructions de maisons palestiniennes se multiplient.
En Israël même, les Palestiniens subissent des menaces permanentes ; ils sont visés par une politique d’apartheid qui en fait des citoyens de seconde zone.
Dans le sud du Liban, les villages sont anéantis, systématiquement rasés par l’armée israélienne.
L’UNWRA, agence de l’ONU qui fournit des services essentiels aux réfugiés palestiniens, tout en rappelant leur droit au retour, est maintenant interdite sur le territoire israélien et ses installations à Jérusalem sont détruites.
Dans les prisons israéliennes où sont détenus 9400 prisonniers politiques palestiniens, dont 370 enfants, les tortures sont systématiques. Parmi ces enfants, une centaine d’entre eux sont morts depuis le 7 octobre de la suite de tortures, du manque de soins et de nourriture. Les visites de la Croix-Rouge ne sont toujours pas rétablies.
Oui, nous le constatons très clairement, nous ne sommes pas ici devant des violations ponctuelles du droit international, nous sommes devant une politique délibérée, menée par Israël depuis des décennies, qui vise à effacer le peuple palestinien et à s’emparer de son territoire. Cette politique n’a pu se développer qu’en raison de l’impunité totale que la plupart des pays occidentaux, dont la France, accordent à l’État d’Israël. Et pourtant depuis la résolution de l’AG de l’ONU du 18 septembre 2024, qui suit l’avis de la Cour Int de Justice du 19 juillet, ces pays ont l’obligation d’agir pour mettre fin à l’occupation.
La reconnaissance de la Palestine n’a de sens que si elle est associée à une protection du peuple palestinien et à la garantie de son droit à l’autodétermination. Les principes affichés tout récemment par le président de la République à l’AG de l’ONU, dont celui de la souveraineté des peuples, restent vains s’ils ne se traduisent pas en actes.
Il est urgent de prendre des sanctions contre Israël en tant qu’État, il est urgent de mettre fin à tout commerce d’armes ou de composants militaires avec Israël, et d’interdire sur notre territoire tout transit d’armes vers Israël. Les citoyens français ayant participé au génocide et aux crimes de guerre doivent être traduits en justice.
Nous disons aussi que les innombrables poursuites visant en France les militant-es de la solidarité avec la Palestine, les gels des avoirs, l’emprisonnement de réfugiés palestiniens, le narratif imposé par Israël qui imprègne les médias grand public, tout cela est insupportable et doit cesser. Nous ne pouvons pas accepter que nos libertés d’expression, de manifestation et d’association soient ainsi bafouées dénigrées.
Ce que nous réclamons pour le peuple palestinien, c’est le respect du droit et, en tout premier lieu, l’arrêt immédiat des agressions israéliennes pour que cessent le génocide à Gaza, le nettoyage ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem, les bombardements et les déplacements massifs au Liban.
Ce que nous exigeons, ce sont des actions fortes et immédiates de la France :
• Des sanctions contre Israël, dont la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
• L’arrêt du commerce d’armes avec Israël, l’interdiction de toute livraison d’armes ou de composants militaires à Israël, l’arrêt du transit des armes vers Israël par les ports français,
• La mise en œuvre des mandats d’arrêt internationaux contre les dirigeants israéliens poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Nous joignons nos voix à toutes celles, et elles sont nombreuses, qui aujourd’hui même, partout en France et dans le monde portent ce message de soutien et de paix pour la Palestine


