Projection de "Beziers l’envers du decor"

En partenariat avec l’Association de Vigilance Antifasciste (VISA), AttacLCS organise le jeudi 25 septembre une projection-débat autour du film de Daniel Kupferstein Béziers, l’envers du décor
Au Ciné Le Grand Club de Dax, à 19h30

Avec plus d’une trentaine de films à son actif, pour la plupart engagés dans l’organisation de la cité, Daniel Kupferstein s’approche une nouvelle fois de son terrain favori : l’analyse des dérives de certains pouvoirs par la compréhension des mécanismes de l’écriture de l’histoire et la découverte des différentes motivations qui la porte.

Dans le film « Béziers, l’envers du décor », le réalisateur décortique Le Journal de Béziers, le magazine municipal. Le maire, Robert Ménard, jadis directeur de Reporters sans Frontières, défenseur de la liberté d’expression, affiche clairement dans « son journal » sa volonté de toucher les Biterrois par des coups médiatiques. La construction des pages est volontairement criarde et racoleuse, la couverture souvent anxiogène et les photomontages travestissent la réalité.

Le Journal de Béziers exploite toutes les thématiques de la droite extrême, n’hésitant pas à revisiter grossièrement le rapport texte / image.

Le journal en main, Daniel Kupferstein part à la rencontre des habitants d’une ville dont la situation économique catastrophique renforce le sentiment d’insécurité quant à l’avenir.

Par des questions ciblées, il cherche à confronter ce qui est énoncé dans le magazine à la vraie vie. Avec un regard analytique affirmé, il construit pas à pas son film en s’appuyant sur ses personnages de tous bords et dénonce ainsi les pratiques manipulatoires. Mais c’est aussi à la vie quotidienne biterroise qu’il nous convie, guidés par une caméra qui se mêle à la population lors des évènements, des fêtes, des manifestations culturelles sportives et politiques.

« Béziers, l’envers du décor » ne nous laissera pas indifférents car nous devenons les témoins d’un problème structurel de la société française …

Cela pose la question de qui sommes-nous et dans quelle société acceptons-nous de vivre ?

Le film est soutenu par la Mairie de Paris-Centre, la fédération de Paris de la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), par VISA (Vigilance et initiative syndicale antifasciste), Acrimed (Action-Critique-Médias) et l’association CoopAddoc.